C'est un jolie blog,avec des gens qui ne disent pas de gros mots, qui s'aiment tous entre eux, qui n'ont jamais de problemes...
Elevé à Harlem dans le secteur dangereux, plus précisément entre la 139ème rue et Lennox avenue, le jeune BIG L (Lamont coleman de son vrai nom) fut confronté aux tentations de la rue. Mais au lieu de vivre une streetlife il choisit le rap comme porte de sortie.
Après avoir passé une année à travailler ses lyrics, "L" entendu dire que Lord Finess ferait un saut au magasin de disques de la 125ème rue. Il s'empressa alors d'aller exposer à Finess son habileté, déjà bien aiguisée. Peu de temps après, Lord Finess donna l'occasion à BIG d'effectuer ses premières armes via le titre "yes you may" (remix) en 1992. "i only roll with originators/chicks stick to my dick like magnets on refrigerators ". Les paroles parlent d'elles mêmes. Un talent encore jamais vu venait d'émerger. "L" maniait les lyrics comme personne d'autre auparavant.
En 1993, il signa un deal avec Columbia et sortit un des plus grands titres hip-hop de l'histoire : "Devil's son". La chanson (qui était un vinyl promo) fut rapidement bannie de toute radio à cause de lyrics telles que : "i pistol whip the priest every Sunday." Avec des paroles hardcore faites pour les fans et non pour la radio, BIG L prouvait à tous qu'il était l'un des rois de l'underground.
En 1995, il sortit son premier album : " lifestylez ov da poor & dangerous" et fit découvrir au public son crew : "8 iz enuff" composé de la future star de Harlem Cam'ron, de Mcgruff et du grand Mase. Mais voilà, l'album fut commercialement ignoré. Pourtant, dans son édition de mars 1995, le magazine "The Source" lui donna 4 micros. Juste récompense car l'album est un chef-d'oeuvre lyrique et un succès underground. L'album a même révélé Cam'Ron et lancé la carrière de Jay'Z.
Après cet album, "L" fut lâché par Columbia. Même abandonné par sa maison de disque, "L" continuait son ascension. Ainsi, avec AG, Buckwild, Lord Finesse, Fat Joe,OC et Diamond, il forma le groupe D.I.T.C (diggin' in the crates)h. Il sortit "Ebonics", une analyse du street argo. (le titre fut élu disque indépendant de l'année par "The Source"). La chanson "regonfla" la rue, le public était prêt accueillir "L". Malheureusement, son succès fut de courte durée. BIG L fut assassiné, sur la rue même où il avait grandi. Il reçut 7 balles dans la tête et à la poitrine le 15 février 1999.
Source: Article tiré de ce site
